La mort

Ce mot, un seul mot, celui sur lequel nous ne souhaitons pas « tomber », ce petit mot si lourd dans nos vies.

La mort fait partie de la vie et pourtant chaque jour qui passe est vécu comme si la mort ne pouvait nous toucher, nous atteindre ….

 

C’est pour les autres, pas pour nous!

 

Un jour, notre vie bascule, la mort vient de frapper dans nos vies sans nous avertir, sans que nous ayons vu quoi que ce soit.

Elle est là, présente et elle prend beaucoup de place, énormément de place, celle que nous avions mises de côté pour vivre nos vies avec insouciance…

Elle nous empêche de respirer, nous transporte dans un monde jusqu’alors réservé aux autres …

Nous ne sommes pas préparés à vivre la perte, nous sommes éduqués pour réussir, apprendre à nous dépasser, à dépasser les autres, à calculer, à écrire mais pas à ressentir ces émotions.

Parler de la mort, c’est l’invité dans notre vie et c’est bien triste, bien trop angoissant, un sujet tabou, le sujet qui vient casser l’ambiance.

 

Et pourtant, elle fait partie de la vie!

 

Si je décide de la laisser à distance, elle me fera moins mal lorsqu’elle aura décidé de chambouler ma vie …

Non, ce n’est pas vrai, c’est pire, c’est cruel et ça fait mal.

Oui ça fait mal, ça fait mal de ressentir des émotions intenses de tristesse, des émotions de colère et d’injustice, le tout mêlé à nos larmes.

 

Parce que oui, la mort c’est triste, ça fait mal et ça ne se guérit pas.

 

Le monde, notre monde s’effondre et nous devons le reconstruire sans l’être cher.

Reconstruire notre coeur de cette douleur si intense que n’importe quelle anesthésie ne serait pas assez forte pour calmer la douleur.

Sentir et ressentir, c’est tout ce dont nous avons besoin.

 

Crier, pleurer, et re-pleurer.

 

C’est nécessaire, oui c’est important pour la suite (tu ne le sais pas encore à ce moment là), oui la vie continue après ce tsunami d’émotions, toi tu es encore là, tu respires et tu ressens.

Tu as peur d’oublier, alors que tu n’oublieras jamais, tu as peur de ne plus te souvenir, tu auras envie d’écrire les mots, les souvenirs, les blagues et tu ne le feras pas, parce que au fond de toi, tu sais que tu n’oublieras pas.

Chaque partie de toi est restée dans le passé avec l’être cher, le présent se fait sans lui et l’avenir se fera sans lui.

Il t’accompagne par la pensée, par des signes que tu percevras, tellement subtil et tu t’y accrocheras, tu souriras et tu avanceras.

Il avait une place, il a une place et il aura une place, sa place.

 

Au ciel, dans les étoiles, c’est bien plus plaisant pour l’esprit.

 

Le temps intervient comme un sauveur, il fait beaucoup de choses, il atténue la douleur, elle ne sera plus intense.

Tu auras envie de raconter, de partager et tu ne pourras pas (physiquement).

Au début c’est frustrant et rageant et puis ça se termine par un « mais tu sais, pas besoin de te raconter »

Le deuil se vit, il se respecte, et il est unique pour chaque individu que nous sommes.

Il n’y a pas de course, ni de compétition, tu décides de faire avec ou sans, qui pourra te juger ?

Parler silencieusement, crier intérieurement, pleurer sans larmes, toutes ces barrières qui devront sauter pour que tu puisses avancer.

Ta douleur personne ne la partagera avec toi, elle est unique, elle t’appartient!

 

Le bonheur, tu connaitras à nouveau, c’est une certitude!

 

Ressens et vis pleinement tes émotions, parce que ça fait du bien.

 

La mort n’est que le début d’une autre vie

14 mai 2008

4 décembre 2015

30 octobre 2019

28 novembre 2019       Pour eux.

 

Samia. 


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